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La splendeur visuelle de Zack Snyder rencontre le désarroi narratif –

La splendeur visuelle de Zack Snyder rencontre le désarroi narratif –

Celui de Zack Snyder Rebel Moon-Partie 1 : Enfant du Feu sa dernière incursion dans la science-fiction, tente de manière ambitieuse de tisser une histoire de rébellion interstellaire et de rédemption personnelle. Écrit par Snyder et co-écrit par Kurt Johnstad et Shay Hatten, le film se débat sous le poids de ses propres aspirations, manquant de la personnalité distincte souvent associée aux œuvres de Snyder. Le film respecte l’esthétique visuelle, le film échoue à livrer une histoire captivante. Le film met en vedette Sofia Boutella, Michiel Huisman, Charlie Hunnam, Dijmon Hounsou, Ed Skrien, Ray Fisher, Cleopatra Coleman, Fra Fee, Doona Bae et Staz Nair.

Échouée sur une lune lointaine, l’énigmatique Kora (Boutella) trouve refuge dans une communauté d’agriculteurs. Sa vie prend une tournure dramatique lorsque l’oppressif régent Balisarius (Fee) et son assistant, l’amiral Noble (Skrien), ciblent la colonie pour faire du commerce avec Darrian et Devra Bloodaxe (Fisher et Coleman), qui sont des chefs rebelles auxquels s’oppose le monde mère dominant. Kora, aux côtés de Gunnar (Huisman), un agriculteur peu familier avec la guerre, se lance dans une quête pour localiser les Bloodaxes afin de les aider à combattre le régime.

Ils rassemblent un groupe diversifié de guerriers, chacun cherchant l’expiation : Kai (Hunnam), un pilote expérimenté ; le général Titus, un leader célèbre (Hounsou) ; Nemesis (Bae), un combattant à l’épée expert ; Tarak (Nair), un détenu aux origines nobles ; et Milius (E. Duffy), un fervent résistant. Pendant ce temps, sur la planète Veldt, un vieux robot gardien nommé Jimmy (Dustin Ceithamer) se réveille, prêt à défendre la colonie. Alors que la menace du Monde Mère se profile, ces rebelles doivent s’unir et apprendre à se battre ensemble pour sauver leur nouveau foyer.

Lune rebelle s’inspire fortement d’une variété d’influences – une touche de Guerres des étoiles comme si cela était raconté du point de vue d’un stormtrooper d’élite, un soupçon de Les avatars une construction mondiale luxuriante, une touche de Fantôme dans la coquille et l’intrigue cybernétique, avec une pincée de patrouilleurs de l’espaceil y en a Dune là-dedans et tout un tas d’autres influences. Quelle que soit l’opinion globale de son travail, Snyder défend toujours une vision claire et souvent singulière. Cependant, ces éléments sont intégrés dans une expérience cinématographique qui semble plus dérivée qu’innovante.

L’une des forces de Snyder a toujours été son attention méticuleuse aux détails et à la conception de la production. Lune rebelle ne fait pas exception. Les décors, les costumes et les effets visuels sont réalisés avec une précision presque obsessionnelle. Cependant, ces acquis esthétiques sont mis à mal par les défauts narratifs du film. La narration est linéaire et, parfois, fastidieusement prévisible. Les personnages manquent de profondeur et subissent peu de développement, ce qui rend difficile pour le public de s’investir émotionnellement dans son voyage.

Le recours au ralenti dans le film, une caractéristique stylistique des œuvres antérieures de Snyder, semble désuet et distrayant. Plutôt que d’améliorer les séquences d’action, cela sert souvent à les obscurcir, suggérant une tentative de masquer d’éventuels défauts de mise en scène et de chorégraphie.

La performance de Boutella dans le rôle de Kora est un moment fort, démontrant son potentiel en tant que figure de proue du genre d’action. Pourtant, le scénario ne parvient pas à exploiter pleinement ses talents. Les interactions de Kora avec les autres personnages sont superficielles et son implication dans les scènes d’action est trop sporadique. Le casting de guerriers, chacun avec sa propre histoire de rédemption, apporte de la diversité à la narration mais manque du développement nécessaire pour faire résonner leurs histoires au premier plan.

Lune rebelle est un film qui peine à trouver sa propre voix au milieu d’une litanie de thèmes et de styles empruntés. Bien que visuellement impressionnant, il lui manque la cohérence et la profondeur de caractère nécessaires pour l’élever au-delà d’un simple pastiche de ses influences. Les fans de Snyder trouveront peut-être des éléments à apprécier, mais pour ceux qui recherchent une aventure de science-fiction nouvelle et engageante, ce film pourrait ne pas faire mouche. Là encore, il s’agit de la première partie, alors peut-être que la deuxième partie donnera au récit un espace pour respirer.

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