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Film Emerald Fennell avec Barry Koeghan, Jacob Elordi –

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Film Emerald Fennell avec Barry Koeghan, Jacob Elordi –

Les nantis et les démunis de Grande-Bretagne ont toujours servi de sujet intéressant aux écrivains de tous bords et la tradition se poursuit dans Brûlure de selune version vibrante quoique plutôt familière du système de classes vers 2006. Emerald Fennell, faisant suite à son scénario primé aux Oscars pour Jeune femme prometteuse, révèle une main forte derrière la caméra, même si la trajectoire de l’histoire semble plutôt surmenée et familière. Néanmoins, l’écriture est vivante et souvent amusante, donnant de quoi jouer aux excellents acteurs.

Au centre de tout cela se trouve Oliver Quick, un nom que Dickens aurait certainement approuvé. Interprété de manière très engageante par Barry Keoghan, qui a percé l’année dernière dans Les Banshees d’Inisherin, Oliver est un adolescent sans parents dont l’apparence est à la fois étrange et attrayante et qui est déterminé à franchir la barrière de la classe et des attentes pour faire quelque chose de lui-même. C’est visiblement un gamin astucieux et vif qui, sans aucun avantage social, parvient à entrer à Oxford.

Fennell passe beaucoup de temps à présenter le personnage vif et parfois impétueux d’Oliver et remplit ses décors et ses lieux d’une quantité inhabituelle de personnages bruyants ; on pourrait facilement imaginer la réalisatrice s’attaquer à un roman de Dickens et remplir son film d’autant de personnages hauts en couleur que possible. Elle peint avec une assurance et un enthousiasme audacieux qui prend note de tout ce qui se passe à l’écran tout en réussissant à ne pas évincer Oliver trop longtemps.

Ce qu’Olivier ne sait pas, c’est ce qu’il pourrait faire au cours de l’été qui approche. Mais il est remarqué par le riche garçon Felix Catton (le particulièrement beau Jacob Elordi) et est bientôt invité à rester dans le manoir de campagne incroyablement grand de sa famille pour l’été. Quel pauvre garçon refuserait une telle offre ?

Jusqu’ici, tout va bien. Oliver est reçu à bras ouverts par le père de Felix, Sir James Catton (Richard E. Grant), et avec un peu moins d’enthousiasme par sa mère Elspeth (Rosamund Pike). Le film change ici de ton assez brusquement ; on a l’impression qu’Elsepeth a vu d’innombrables invités de ce type aller et venir au fil des années et ne fait donc pratiquement aucune histoire. Ensuite, il y a le choix étrange de voir Grant surjouer de manière extravagante, quelque chose que ce merveilleux acteur n’a jamais fait. Le film s’oriente ensuite vers des domaines plus discutables, touchant un registre qui semble se vouloir comique et excentrique mais qui, en l’occurrence, bouleverse le ton que le film a gardé jusqu’à présent.

Ce changement de style d’interprétation modifie considérablement la personnalité du film et c’est comme si les autres acteurs semblaient avoir emboîté le pas par osmose, passant dans un registre qui se voulait drôlement étrange mais qui s’avère quelque peu bidon, dans un tout autre ton.

Le grand décor du film est une fête nocturne de rêve au milieu d’une nuit d’été d’une ampleur stupéfiante, ce qui fait partie du propos mais qui modifie aussi quelque peu l’équilibre délicat que la première moitié a retenu. Ce n’est pas exactement que le film s’égare, mais il n’engage pas et n’entraîne pas pleinement Oliver avec lui. Plutôt que de prendre davantage d’ampleur vers la fin, il dépasse légèrement la durée de son accueil et ne maintient pas l’implication totale qu’il avait atteinte auparavant.

Dans le rôle principal, Keoghan montre une belle gamme, allant d’un enfant déconnecté manquant de soins suffisants à un cerveau ingénieux qui, avec un peu de chance, pourrait aller très loin dans la vie. Mis à part la conception erronée du personnage de Grant, les performances sont finement jugées.

Ce qui est remarquable ici, c’est un désir indéniable, peut-être même insatiable, d’intégrer tout ce à quoi elle peut penser dans le film, pour propulser l’urgence, le déterminisme et la force vitale indéniable qui sont évidents partout. Si Fennell peut maintenir ce niveau d’enthousiasme et d’intelligence créative, éviter la tentation d’aller à Hollywood, prendre le profit et diriger la dernière concoction de Marvel, elle semble être sur une excellente trajectoire.

Titre: Brûlure de sel
Festival: Festival du film de Telluride
Distributeur: MGM
Réalisateur-scénariste : Fenouil émeraude
Casting: Barry Keoghan, Jacob Elordi, Rosamund Pike, Richard E. Grant, Alison Oliver, Archie Madekwe et Carey Mulligan
Durée de fonctionnement : 2 h 7 min

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